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Historique

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  • Sous la royauté Merina : Selon « Tantara ny Andriana eto Madagasikara » du père Callet, Tsimbazaza tirerait son nom de l’emplacement choisi par Andrianampoinimerina pour le rituel du Tampi-masoandro ; cette cérémonie marquait la fin de deuil lors du décès d’un membre de la famille royale et les boeufs royaux y étaient sacrifiés. "Tsy an-jaza io" ( litt. ce n’est pas pour les enfants).

La vallée de Tsimbazaza était confiée à des compagnons d’ Andrianampoinimerina, à titre de Lohombitany ( terre exempte de toute redevance, accordée par le souverain en récompense de services rendus) qui en ont fait un lieu reposant plantées de fleurs et d’arbres provenant des différentes régions de l’île.

Lorsque le roi Radama I aménagea les quartiers de Fiadanana et Soanierana, il fit creuser le lac Amparihy. Les soldats devaient s’y baigner avant de se présenter au roi lors des revues militaires bimensuelles. La reine Ranavalona I l’utilisa pour asphyxier les nobles condamnés à mort dont on ne devait pas verser le sang.

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Le lac de Tsimbazaza

Après l’annexion en 1896, le terrain fut confisqué par l’administration coloniale et réparti entre quelques dirigeants malgaches, parmi eux le gouverneur Rasanjy dont la maison est actuellement occupée par des collections de référence entomologique et par la bibliothèque.

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Villa RASANJY

Le début de l’éducation environnementale sous l’administration coloniale
Au début de l’administration coloniale, alertée par les scientifiques sur la richesse et l’originalité de la faune et de la flore de Madagascar d’une part, et sur la menace qui pesait sur la biodiversité d’autre part, le Jardin Botanique de Tananarive rattaché au Service des Parcs et Jardins de la ville de Tananarive a été créé à Tsimbazaza par un arrêté du 29 août 1925 paru dans le Journal Officiel de Madagascar et Dépendances n° 2055 du 05 Septembre 1925, page 766.

L’objectif était de faire connaître et aimer les plantes et les animaux de l’île par ses habitants et ainsi les inciter à contribuer à leur sauvegarde ; des plantes et des animaux typiques de toutes les régions de Madagascar et d’ailleurs y furent introduits. Petit à petit, grâce au soutien de la Société des amis du Parc Botanique et Zoologique de Tananarive, le parc fut équipé en outillage scientifique : collections mortes, laboratoires d’analyse…et les premières recherches sur les plantes médicinales malgaches ont commencé. En outre, des conférences et des excursions étaient organisées pour éduquer les membres de la société en matière d’environnement.

Le développement de la recherche scientifique
En 1947, l’Institut de Recherche Scientifique de Madagascar (IRSM), filiale de l’ORSC (Office de la Recherche Scientifique coloniale) était installé à Tsimbazaza. Sa mission était de mener des recherches sur différents aspects de l’environnement naturel, social et culturel à Madagascar. Les résultats des recherches étaient diffusés dans les publications de l’Institut parmi lesquelles on peut signaler « Le Naturaliste Malgache », « Mémoires de l’IRSM » et des cartes de reconnaissance pédologique. C’est durant cette période que furent constituées les collections de références entomologiques et botaniques.
Pour la documentation scientifique, une bibliothèque fut mise en place ; des échanges avec les institutions de recherche du monde entier ont permis d’enrichir considérablement la collection des périodiques et ouvrages scientifiques.

Il fut relayé par l’ ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique d’outre-mer) en 1960. Les musées d’histoire naturelle et ethnographique furent ouverts.

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Salle de musée ethnographique
  • En 1973, l’Etat malgache prenait en main la recherche scientifique. Tsimbazaza devient le siège de la Direction de la Recherche Scientifique et Technique (DRST) chargée de l’organisation de la recherche scientifique nationale. Le parc botanique et zoologique fut ensuite confié au CNRT (Centre National de Recherche de Tsimbazaza), service rattaché au Ministère de la recherche scientifique. Le domaine de la recherche scientifique s’étend sur une superficie de plus de 23 ha.

Les décrets n°90-426 du 18 Septembre 1990 et n°93-162 du 31 Mars 1993 définissent la création et fixent les statuts du Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza et sont encore appliqués actuellement.